Григорий Тарнаруцкий.

Le canon du sommeil

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– Vous en poss?dez donc, ne pus-je m’emp?cher de dire?

Il sourit narquoisement.

– Vous le voyez bien – sa main d?signait les cadavres de Strezzi et de l’horrible Morisky. Si vous voulez regarder dans le hall, vous distinguerez leurs complices r?duits au m?me ?tat. On ne quitte pas un dirigeable aussi curieux que celui du prince sans emporter quelques… souvenirs.

J’exultais litt?ralement… Soudain une id?e atroce traversa mon cerveau.

– Ah! m’?criai-je, pourquoi nous avoir communiqu? la l?pre… Votre victoire est une victoire ? la Pyrrhus…

Une gaiet? folle le secoua tout entier.

– Oh! Max Trelam, vous trois m’?tes ?tres sacr?s, j’aurais p?ri avec vous, mais jamais…

Et changeant de ton:

– Pr?venu par Goertz, qui ne marchanda pas les r?v?lations pour ?viter le supplice, je savais ce qui devait se produire. ? Weissenbach, je me procurai une seringue de Pravaz, je remplis l’ampoule d’eau color?e avec de la s?pia; une substitution d’escamoteur, au moment de l’op?ration et l’on vous a inject? une substance colorante mais inoffensive.

Il est impossible de rendre les cris qui salu?rent cette p?roraison. Nous ?tions fous. Miss Ellen, je ne sais comment, et la ch?re petite chose m’a affirm? depuis qu’elle ne s’?tait jamais expliqu? cette chose, se trouva dans mes bras.

Nous ressuscitions d’entre les morts.

– ? pr?sent, trois jours de travail, Max Trelam. Vous ?tes d?livr?s, il nous faut d?livrer le monde en effa?ant toute trace de la monstrueuse imagination de Strezzi. Nous allons volatiliser la provision de triformald?hyde des bandits, afin d’exterminer tous leurs microbes… Ensuite, la mine r?duira en miettes l’usine de mort.

Cet homme admirable, dans la fi?vre m?me du triomphe, songeait au devoir.

Et il fut fait comme il avait dit. Trois jours plus tard, des explosions, dont les paisibles habitants de Weissenbach cherchent encore la cause, combl?rent les m?andres de la caverne souterraine creus?e au cours des si?cles par les eaux laborieuses dans la masse calcaire.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Je ne m’?tendrai pas sur le succ?s qu’obtint dans les colonnes du Times, le r?cit de mon exp?dition contre le Canon du Sommeil.

Quand la presse mondiale encense un homme, il est d?cent de se montrer modeste.

X. 323 re?ut des d?corations vari?es, parmi lesquelles l’ordre britannique de la Jarreti?re, ? l’ordinaire r?serv? aux souverains.

Peut-?tre notre Roi, si subtil, avait pens? obliger mon ami ? d?voiler, au moins ? Lui, sa v?ritable identit?.

Mais l’habilet? se trouva impuissante; car on apprit que chacun des membres de la famille de l’illustre espion poss?dait l?galement un nom, ce qui lui permettait de conserver pour lui seul, son nom r?el.

X. 323, par lettres patentes de S. M. le roi d’Espagne, avait ?t? promu marquis de Almaceda.

Miss Tanagra, de par titres authentiques de la chancellerie autrichienne, avait le droit de revendiquer le titre de comtesse de Graben-Sulzbach.

Enfin miss Ellen elle-m?me, avait ?t? autoris?e, en r?compense des services rendus par son fr?re, lors du vol des documents Downingby et de l’affaire de Casablanca, ? ajouter ? son pr?nom si doux, le nom patronymique de Pretty.

Et ce fut Ellen Pretty que Max Trelam, promu baronnet par la faveur royale, ?pousa dans la nef majestueuse de Saint-Paul Church, notre grande ?glise londonienne.

Ma joie de c?ur ?tait compl?te.

X. 323 voulut que le bonheur du reporter fut aussi complet que celui du tendre mari.

Ce jour-l?, il me confia son v?ritable nom et me permit, dans un t?te-?-t?te de quelques minutes, de d?lecter mes yeux de son visage r?el, lequel ne ressemblait aucunement ? tous ceux que je lui avais vus jusqu’alors.

Seulement, vous comprenez que s’il m’a donn? pareille preuve de confiance, c’est qu’il ?tait absolument s?r que je ne le trahirais jamais. Et vous m’approuverez de me montrer digne de sa confiance.

Tanagra nous a dit adieu… Elle seule ne conna?tra aucune joie. Elle est partie, je le sais, avec un c?ur inconsolable et inconsol?.

Et comme miss Ellen, ma ch?re petite ador?e Mrs. Trelam, est triste de songer ? la d?tresse de la s?ur si d?vou?e, nous allons entreprendre un long voyage. En voyage, la s?paration est normale; il semble moins douloureux de ne pas sentir sa famille autour de soi.

Note. – J’ai ?crit ces derni?res lignes, il y a deux mois. Je ne soup?onnais pas que le Monsieur Destin allait m’aiguillier sur: Les Dix Yeux d’Or, que j’aurai peut-?tre ? vous raconter si je reviens.

FIN

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